« Un grand tonnerre »: rassemblement de tous les citoyens québécois le 22 mai prochain dans le Centre-Ville de Montréal
Ces manifestations qui rassemblent toutes les causes, toutes les dénominations, toutes les convictions politiques et sociales, sont des évènements festifs qui mobilisent la conviction plutôt que l’indignation.
Isabelle de Conscience du peuple
Toutes et tous à la Place des Festivals, à Montréal, mardi le 22 mai à 14h00.
Everyone at Place des Festivals, Montreal, Tuesday May 22nd at 2pm.
« Un grand tonnerre »
Un texte de Christian Nadeau, professeur de philosophie à l’Université de Montréal
Interprété par Christian Bégin (voir sa lettre à La Presse plus bas) et Dominique Leduc
Prise de son: Jean Gaudreau
Montage audio/video: Eric Robertson et Bérénice Steevenson
Images:
Michaël Fortin
Peter-Thomas Kennedy
Mathieu Potvin
Robin Edgar
OM99%Media.org
La Boîte Rouge
Universitv.tv
Sébastien Moses
Jean-François Coutu
Kathleen Cousineau
Jim Guilleminot
Matt Pépin
Samuel Matteau
Alexandre Isabelle
Musique: « East Hastings » par Godspeed You! Black Emperor
Images et musique utilisées avec permission.
WOWWW! GRAND FRISSON!!!! Merci à tous ce beau monde qui ont permis la réalisation de cette magnifique et touchante vidéo!!!
Titre bien choisi, on annonce justement des orages demain à Montréal. Ça va gronder!!!
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À faire tourner SVP!!!
Le 22 mai à Paris aura lieu une manifestation dans le but de soutenir les étudiants québécois qui se rassembleront, en synchrone, au Canada pour protester contre la loi dite 78, une loi aux dispositions liberticides.
Pour rejoindre le mouvement rendez vous le 22 mai à 18h devant la fontaine place Saint Michel à Paris.

Un exemple à suivre…
Voici une lettre du comédien Christian Bégin, qui fait part aux dirigeant de La Presse, de sa malhonnêteté… Lisez-le, c’est pertinent ! Il se désabonne de La Presse et demande que nous en faisions autant… Son argument est percutant !!!
Stephen-Guy Sévigny
LETTRE DE CHRISTIAN BÉGIN À LA PRESSE :
Lettre à Monsieur Crevier, président et éditeur de La Presse,
Christian Bégin au clavier. Comédien, auteur et citoyen, évidemment.
J’ai eu le plaisir de passer une soirée agréable en votre compagnie il y a deux ans maintenant. Peut-être vous en souvenez-vous. Échanges chaleureux, ludiques, éclairés; je vous trouvais sympathique et inspirant. Il y a de ces gens qu’on rencontre fugitivement et qui vous apparaissent intègres, qui vous inspirent spontanément confiance. Faut dire que je fais facilement confiance aux gens, que je suis souvent enthousiaste à l’idée d’aller à la rencontre, si brève soit-elle, de gens qui font dans la vie autre chose que moi et qui semblent le faire avec passion et sincérité.
En lisant votre journal depuis le début de cette crise étudiante, journal auquel je suis abonné depuis de nombreuses années, je ressens un malaise croissant avec la ligne éditoriale choisie par La Presse. J’y trouve une manipulation pernicieuse de l’information et un travail de propagande inquiétant. Samedi matin, le 19 mai 2012, vous atteignez des sommets de mauvaise foi et de détournement de l’opinion publique en faisant de votre première page un mensonge éhonté. Ce sondage tendancieux, dont la méthodologie est même contestée et expliquée plus précisément dans Le Soleil, laisse entendre que le Québec est massivement en faveur de la loi 78 et de la ligne dure choisie par ce gouvernement indigne et -c’est là que je considère que vous faites preuve d’une odieuse malhonnêteté- ce n’est que beaucoup plus loin dans l’article qu’on mentionne du bout des lèvres que ce sondage ne comporte aucune question relative au droit de manifester et qu’il a été tenu avant même que soit rendu public l’entièreté du contenu de la loi. De plus l’échantillonnage utilisé est fort contestable et ses résultats sont non probabilistes.
Je ne parle pas ici des éditoriaux de monsieur Pratte ou des commentaires de madame Gagnon et consorts qui sont désolants mais qui reflètent leur opinion que, vous aurez compris, je ne partage pas du tout et qui me découragent…et qui souvent me semblent dictées par de plus hautes instances… Mais bon… Ça se peut… C’est souvent dans l’ordre actuel des choses…malheureusement!
Vous comprendrez que je vous parle de manipulation volontaire de l’information. Je vous parle monsieur Crevier de DÉSINFORMATION et de propagande. Je vous parle d’un journal à la solde des puissants et qui outrepasse son droit à une ligne éditoriale en choisissant de trafiquer l’information.
Devant ce qui me semble odieux et malsain et pervers dans cet indicible détournement de l’opinion publique à des fins inqualifiables, je vous annonce monsieur Crevier que je me désabonne de votre journal et que je vais m’employer, de par l’image publique dont je jouis de par le métier que j’exerce et qui m’offre des fenêtres de visibilité une peu plus grandes, que je vais m’employer donc à inviter les gens tout aussi inquiets et en colère que moi devant ce manque de rigueur journalistique et d’honnêteté à en faire autant.
J’appellerai à un désabonnement massif de votre journal. Cela aura l’effet que ça aura et sûrement que ça ne vous inquiète pas beaucoup mais, vous comprendrez que je ne peux me taire devant cet affront fallacieux…
Nous vivons des temps sombres vous ne croyez pas? Pourquoi contribuer si malhonnêtement à l’obscurantisme ambiant?
Christian Bégin
Loi 78 – Annonce à 15h30 La CLASSE en mode désobéissance?

LCN diffusera la conférence de presse de la CLASSE à 15h30
En réaction à l’adoption de la loi 78 du gouvernement Charest qu’elle juge injuste, extrêmement répressive et restrictive, la CLASSE songe sérieusement à désobéir. Ses membres réunis en congrès extraordinaire, hier, ont abondamment discuté de leur plan d’action et feront connaître leur position cet après-midi.
La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante a choisi le parc Émilie-Gamelin, lieu de rassemblement de la majorité des manifestations qui ont cours depuis 99 jours, pour procéder à son annonce à 15h30.
Selon le communiqué de la CLASSE, ses deux porte-paroles, Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, procèderont à une «annonce importante».
«La répression policière ne nous a jamais effrayés. Ça ne commencera pas aujourd’hui avec ce projet de loi là. Les manifestations vont continuer. [...] Il n’est pas exclu d’appeler à désobéir à cette loi», a déclaré vendredi Nadeau-Dubois.
Depuis son adoption, et même avant, la loi spéciale 78 qui en substance suspend la session des étudiants et empêche la tenue de manifestations spontanées, est dénoncée de toutes parts autant par les étudiants que les syndicats, les élus que la population. Et dans la rue la colère flambe.
La CLASSE est l’instigatrice d’une grande manifestation qui se déroulera demain à Montréal pour les 100 jours du conflit étudiant.
TVA Nouvelles
J’ai vraiment l’intuition que c’est un appelle à la désobéissance civile que LA CLASSE va faire cette après-midi…attendons voir!!!
Curieusement aucun autre média en parle, et le site du Journal de Montréal est out. Anonynous?
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27e manif nocturne: plus de 300 arrestations

Photo: Robert Skinner
Gabrielle Duchaine
La Presse
Comme la précédente, la 27e manifestation nocturne en autant de soirs à Montréal a très mal tourné la nuit dernière. Dans le chaos, ce ne sont pas moins de 305 personnes qui ont été arrêtées et une dizaine blessées, dont une gravement.
Il s’agit d’un homme d’une quarantaine d’années qui a été blessé à la tête alors qu’il était appréhendé au square Berri. Les policiers venaient de se faire attaquer lorsqu’ils ont chargé, selon un porte-parole. La victime a été installée sur une planche dorsale par mesure de précaution avant d’être transportée à l’hôpital. On ne craint pas pour sa vie. Un policier a pour sa part été blessé à la cheville.
Le SPVM rapporte des vitrines fracassées, des véhicules endommagés, des agressions envers des policiers, une borne-fontaine vandalisée et des citoyens malmenés. Un bilan précis sera diffusé lundi dans la journée.
Pour une deuxième journée consécutive, c’est sous le coup de la loi spéciale 78 et du nouveau règlement municipal P-6, qui restreignent tous deux le droit de manifester, que des milliers de protestataires ont marché dans les rues de la métropole.
Il n’a pas fallu une demi-heure pour que les choses dégénèrent. Vers 21h30, une première charge des policiers a fractionné la manifestation près du métro Saint-Laurent. Les protestataires, dispersés à grands coups d’engins pyrotechniques, se sont regroupés sur Sherbrooke quelques minutes plus tard, où certains ont fracassé les vitrines d’un Couche-Tard qualifié d’«antisyndical» et tenté de faire la même chose chez un point de service de Videotron. «Fuck you Quebecor», scandaient les vandales.
Puis, manifestants et policiers se sont adonnés à un interminable jeu du chat et de la souris dans les rues du Quartier Latin. À peine dispersés, les groupes, plus petits, se reformaient et se remettaient en marche. Les gens sur les terrasses les regardaient passer avec crainte ou curiosité. Des passants les ont invectivés, d’autres les ont acclamés bruyamment. Des groupuscules ont tenu tête aux forces de l’ordre jusqu’à 2h30 passées, lundi matin. Au sein de la foule, la frustration envers les policiers et le travail des médias était palpable.
Pris entre les manifestants et les policiers qui s’envoyaient bouteilles de vitre et bombes assourdissantes un peu avant minuit, le propriétaire du Pub Quartier Latin sur Ontario a demandé à tous ses clients d’entrer à l’intérieur. Inquiet, il a rangé chaises, tables et cendriers. À quelques mètres de là, la rue Ontario est lentement devenue un lac à cause d’une borne-fontaine vandalisée.
Violents affrontements
Les deux camps se sont affrontés à de nombreuses reprises au cours de la soirée et de la nuit, notamment à l’angle des rues Saint-Denis et Ontario, où des barricades ont été érigées à l’aide de matériel de construction. Des protestataires ont tenu le fort longtemps. Ils ont lancé des projectiles, dont des cônes et des bouteilles de verre. Les policiers ont pour leur part procédé à des arrestations de masse musclées qui ont donné lieu à 275 interpellations. Trente autres personnes ont été arrêtées individuellement. Comme samedi, l’escouade antiémeute de la Sûreté du Québec, facilement repérable avec son uniforme kaki et qui fait peur à de nombreux protestataires, est venue prêter main-forte aux agents montréalais.
Une première arrestation de masse a eu lieu vers 22h à l’angle Parc et Milton. Une autre est survenue peu après minuit sur Sherbrooke près de St-Denis et une troisième s’est terminée après 3h du matin au même endroit. Dans le premier groupe, plusieurs disaient avoir été interceptés alors qu’ils tentaient simplement de quitter les lieux. Une jeune femme et son amoureux, assis sur le trottoir avec d’autres personnes en état d’arrestation, semblaient très inquiets. «On partait, mais on a été pris en souricière», a dit la fille, ébranlée.
Dans la confusion, des journalistes ont été bousculés et pris en souricières par des agents visiblement tendus. Il a fallu l’intervention d’un supérieur pour que les représentants des médias soient libérés, les agents sur place ne voulant rien entendre, malgré des cartes de presse bien en vue. Le média étudiant Concordia University TV, qui diffuse les manifestations en direct sur le web, a pour sa part rapporté que son équipe avait été matraquée.
Même si plusieurs estiment que les manifestations ne donnent pas de résultat concret dans la lutte étudiante, les protestataires les jugent essentielles. Des manifestants interrogés avant le départ ont expliqué que les marches nocturnes sont un bon moyen de déjouer la loi spéciale. «C’est un événement spontané que personne n’organise, dit l’un d’eux. En plus, ça maintient la pression. On est là depuis 27 soirs. Pas trois, pas quatre, 27. Et si les gens n’avaient pas tenu le coup même les soirs où ils n’étaient que 500, on ne serait pas ici ce soir.»
Rappelons que samedi aussi, les choses ont mal viré en ville. Des pare-brise de véhicules de patrouille ont été fracassés, des feux ont été allumés en pleine rue, et des manifestants ont lancé des projectiles et des irritants chimiques en direction des policiers. En tout, 69 personnes ont été arrêtées, notamment pour des agressions armées, des voies de fait sur des policiers et des incendies criminels. La terrasse d’un bar a été prise d’assaut par les policiers. Des pompiers ont été ciblés par des protestataires.
Source et photos sur La Presse.ca
Luc Vaillancourt
Comme à chaque fois que je publie un compte rendu des manifestations nocturnes à Montréal, il ne faut pas perdre de vue que c’est une version, celle des médias de masse. Donc à lire avec beaucoup de discernement. De mon coté, quand je peu, je préfère les suivre en direct à CUTV, comme ça on a une autre vision des choses, qui souvent est complètement différente des médias. J’ai trouvé que l’ambiance était plutôt festive hier dans les rues, mais ça, les médias, ça ne les intéressent pas. CUTV fait un travail exceptionnel en ce moment à leur risque et péril, hier on les a matraqué. Je vous invite à les suivre et les encourager financièrement si vous pouvez.
Pour l’histoire de la borne fontaine, comme on nous l’a expliqué à CUTV, il est possible que se soit l’oeuvre d’un agent provocateur, puisqu’il faut vraiment savoir comment faire, et avoir des outils pour l’ouvrir.
Une autre info qu’une amie vient de me faire parvenir…Il paraitrait que Vidéotron censure la pétition contre la loi 78 que je vous invite si vous êtes du Québec à signer si vous ne l’avez pas encore fait, et la faire circuler. On était rendu à plus de 150 000 signatures, et mardi, ils vont commencer les procédures pour invalider cette loi fasciste. Si ils réussissent, Charest va devoir démissionner.
Voici ce qu’elle m’a écrit:
Bonjour JO,
je t’écris pour t’avertir que sous le compte de Vidéotron, nous ne pouvons pas envoyer par courriel le lien sur la pétition contre la loi 78.
J’ai pu constater cette censure puisque j’ai un groupe de diffusion où j’envoie des informations et j’ai constaté que le courrier n’était pas reçu par les destinataires (mon compte personnel est avec Vidéotron). Alors, j’ai cherché et j’ai trouvé que c’était à cause du lien de la pétition.
Je te le jure!! si tu connais des personnes avec le compte de vidéotron essaye de leur envoyé juste le lien et tu verras que ça ne fonctionne pas.
Et pour être certaine que ce n’était pas mon ordinateur. Ma fille qui a le serveur Live a essayé de m’envoyer le lien vers mon compte de Vidéotron et je ne reçois rien comme je ne peux pas envoyer ce lien. Mais lorsqu’elle me l’a envoyé vers mon autre compte hotmail, ça fonctionne. J’ai reçu l’information avec le lien de la pétition.
Tu imagines. Il y a de la censure et un blocage provenant du compte Vidéotron. Il faut absolument que tu puisses avertir les gens via ton blog! Nous sommes de plus en plus sous le règne d’une dictature!!
Angela
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ATTENTION IMAGES CHOQUANTES
VOICI LE POUVOIR QUE LE GOUVERNEMENT VIENT DE DONNER À LA POLICE
On dirait qu’ils ont été visé directement. Serais-ce une demande spéciale alors qu’ils prennent de la place en nous montrant ce que les autres médias nous cachent ?
PAS MAL SÛR QUE NOUS VERRONS AUCUN MÉDIAS PRENDRE LEUR DÉFENSE….
BOYCOTTEZ LES LÂCHES
TVA
LCN
RADIO CANADA
JOURNAL DE MONTRÉAL
LA PRESSE
RDI
SALUONS LE COURAGE DE CUTV
SOURCE
Parlant de lâche…
Le pire, c’est que ses collègues ne réagissent pas et la laisse faire…
Photo montage: Jean-Francois Gagne
LA JEUNESSE EXPLIQUÉE AUX VIEUX

Stéphane Laporte, collaboration spéciale
La Presse
«On devient vieux quand les jeunes nous abandonnent.» (Marcel Pagnol)
La crise que traverse le Québec est exceptionnelle, encore plus que la loi déposée jeudi, parce qu’elle touche à ce qu’un pays possède de plus précieux: sa jeunesse.
Voilà pourquoi il ne faut pas la gérer comme on gère Rambo.
Bien sûr, ce n’est pas toute la jeunesse du Québec qui est dans la rue. C’est 150 000 jeunes sur un million et demi. Mais 150 000 personnes, c’est quand même une grosse gang, surtout quand on pense que 50 individus, c’est assez, selon le projet de loi 78, pour mettre en danger la société. Et c’est sans compter tous les jeunes qui ne marchent pas, mais qui se cherchent eux aussi.
Quand la jeunesse se révolte, il faut savoir l’écouter. Il faut savoir l’apprivoiser.
Bien sûr, Léo, Martine et Gabriel n’ont pas toujours raison. Parfois, ils sont dans le champ, dans le beau champ, même. Mais ils y sont par principe, et pas par intérêt. Ils n’y sont pas pour trouver du gaz de schiste, mais pour trouver la vérité. Et Dieu sait qu’il faut creuser.
Ils sont jeunes. C’est pourquoi on ne peut être contre eux, car ce serait être contre notre avenir. Ce serait être contre ce que nous avons fait de mieux: eux.
Si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort.
Cette citation est de François Mitterrand. Il a fait cette déclaration à l’Assemblée nationale française en mai 1968. Elle n’a pas vieilli d’une seconde. Elle est toujours actuelle.
Un gouvernement a le devoir d’aimer sa jeunesse comme les parents ont le devoir d’aimer leurs enfants. Le pire est à craindre d’une jeunesse mal aimée.
Certains diront que la jeunesse québécoise est faite d’enfants-rois trop gâtés qui méritent la méthode forte.
Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans.
Ce n’est pas un chroniqueur montréalais qui s’est exprimé de la sorte cette semaine; c’est Socrate qui a dit cela, 450 ans avant Jésus-Christ. C’est pour dire…
C’est le propre des jeunes, depuis toujours, de tout vouloir. Et de déranger. Les cheveux gominés des années 50, les cheveux longs des années 60, les barbus à la Paul Piché des années 70 tapaient autant sur les nerfs des plus vieux que les petits poils hirsutes de Nadeau-Dubois irritent les bien rasés.
Si on pouvait recouvrer l’intransigeance de la jeunesse, ce dont on s’indignerait le plus, c’est de ce qu’on est devenu.
Celle-là, elle est d’André Gide. Dans le fossé entre jeunes et vieux, il y a beaucoup de cela. Comme si les plus âgés avaient oublié comment ils étaient à l’âge de Léo. Je suis assez vieux pour me souvenir d’un jeune député conservateur, mais fringant, aux cheveux bouclés comme Peter Pringle, qui disait parler au nom de la jeunesse. Aujourd’hui, il est premier ministre, responsable du dossier jeunesse, et il évite de rencontrer les leaders étudiants.
Père absent, négociation manquée.
Pourquoi? Parce que les trois intrépides jeunes gens sont trop impétueux? C’est leur nature. C’est leur âge. Faut les comprendre.
La plus inquiétante jeunesse est celle qui n’a pas d’opinions extrêmes.
Ces propos furent tenus par le comte de Chambord, qu’on peut difficilement assimiler à Amir Khadir puisqu’il fut prétendant à la couronne de France au milieu du XIXe siècle. Cet homme avait comme dessein de s’asseoir sur le trône après la prise de la Bastille et, pourtant, il se méfiait d’un jeune qui n’était pas révolutionnaire. Notre politique manque dramatiquement de philosophes.
L’homme n’est pas fait pour vivre longtemps: l’expérience le corrompt. Le monde n’a besoin que de jeunesse et de poètes.
Encore là, vous serez surpris de savoir que cette citation ne provient point d’Ariane Moffatt, mais d’un auteur de droite né en 1884: Jacques Chardonne.
Pour purifier ce monde corrompu, on a besoin de jeunes idéalistes. C’est le seul antidote possible. Faut pas les museler, faut les écouter. Et leur parler.
Les jeunes vont en bandes, les adultes en couples et les vieux, tout seuls (proverbe suédois).
Je ne sais pas quelles seront les conséquences de la loi spéciale, mais empêcher les jeunes de se rassembler, c’est comme empêcher Jean-François Brault de chanter avec Marie-Ève Janvier. C’est impossible. Et c’est surtout bien mal les connaître.
Chaque coup de colère est un coup de vieux, chaque sourire est un coup de jeune (proverbe chinois).
Je nous souhaite que les jeunes sachent répondre pacifiquement à la tournure des événements. Sinon, j’ai bien peur que le Québec prenne un méchant coup de vieux.
Question de garder espoir, je terminerai mon cours de jeunesse 101 avec la célèbre phrase de Picasso: «Il faut longtemps pour devenir jeune.»
Je nous souhaite à tous, carrés rouges, carrés verts, carrés blancs et carrés aux dattes, de l’être très bientôt.
La jeunesse et l’été vont si bien ensemble.
La Presse.ca
WOW!C’est un des plus beaux articles que j’ai eu la chance de lire jusqu’ici depuis cette crise étudiante devenue une crise de société au Québec. Bravo et merci Stéphane! C’est la preuve que tu as su rester jeune de coeur.![]()
N’oublions pas qu’on a tous eu 20 ans comme eux, et on était à l’époque remplis d’espoir…maintenant on est désillusionnés et aigri face à ce monde qui nous a amèrement déçu. Ces jeunes nous redonnent espoir à nouveau, on se dit que p-e que cette fois-ci sera la bonne.Qu’ils nous redonneront ce qu’on à perdue en cours de route.
L’important c’est de rester jeune de coeur. Malheureusement à la lecture de plusieurs commentaires sur les médias de presse, je me rend compte qu’une majorité ont oublier qu’ils avaient été jeunes à leur tour, et ont perdu cette magie. Eux, on peu les qualifier de vieux, même à 30 ans. Dommage pour eux.
*Le gouvernement du Québec suit un plan, un modèle concocté dans les grandes universités mondialistes comme la London School of Economics et promu par des institutions internationales toutes puissantes telles le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l’OCDE. Ce modèle a été fabriqué sur mesure pour satisfaire les besoins de l’entreprise privée (lire multinationales) et on peut aisément le décrire comme une privatisation mondiale de l’éducation supérieure. Le Premier ministre Jean Charest est quant à lui un complice enthousiaste de cette privatisation à l’échelle mondiale.
Etienne De la Boétie
Fukushima : Des preuves visuelles de fissures importantes sur le mur Sud de l’unité n°. 4
Le 16 mai 2012, Tepco publiait un dossier en anglais évoquant la campagne de mesures au niveau du bâtiment n°. 4 de Fukushima-Daiichi. Nous avons d’ailleurs publié un billet le 17 mai reprenant quelques-unes des informations obtenues dans ce document. Quelques jours plus tard, nous sommes tombés par hasard sur la version Japonaise de ce fichier qui est beaucoup plus complète (19 pages contre 9 en anglais).
Le jeu des 7 erreurs de la page n°. 15
Cliquez sur la photo pour agrandir
Le cliché de gauche a été pris en juillet 2011 (平成23年7月) et celui de droite en avril 2012 (平成24年4月). Durant cette période de 9 mois, Tepco a à l’évidence accompli au niveau de l’unité n°. 4 bon nombre de travaux de déblayage de gravats ; les courageux ouvriers ont retiré des structures branlantes et ont ainsi nettement dégagé et allégé la structure extérieure de ce fameux bâtiment dont on dit par ailleurs qu’il est si fragilisé qu’une secousse moyenne pourrait compromettre définitivement le précaire équilibre. Ainsi, par exemple, le tunnel de manutention du combustible a manifestement été démoli sur le mur Ouest au niveau du sol.
Un des détails qui nous a frappé réside dans cette ligne noire verticale apparemment anodine qui démarre 3m environ sous le plancher du niveau 5 (ligne rouge pointillée) et se prolonge jusqu’au sol.
Lire la suite: ICI
Conscience du peuple
Et il vient de se produire un séisme de 6,0 aujourd’hui sur la côte nord est du Japon…pas rassurant tout ça.
Manif monstre anti-OTAN dans les rues de Chicago
Les militants ont envahi les rues quasiment vides du centre historique, fortement encadrés par des forces de l’ordre à pied, à vélo ou à cheval.
Photo: AFP
Agence France-Presse
Chicago
Des échauffourées ont éclaté dimanche après-midi entre manifestants anti-OTAN et la police dans les rues de Chicago où se tient un sommet de l’Alliance atlantique, les forces de l’ordre procédant à des interpellations parfois musclées.
Les arrestations ont eu lieu après que des manifestants eurent jeté des projectiles sur un cordon de police anti-émeute, non loin du centre de conférences où étaient réunis les chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN.
Des images des télévisions américaines ont montré des policiers équipés de matraques frapper des manifestants. Plusieurs protestataires ont été menottés mais il n’était pas clair dans l’immédiat s’ils ont été effectivement arrêtés.
«Restez, il faut prendre position», ont scandé des manifestants refusant de partir malgré les sommations de la police.
Plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées dans le calme dans l’après-midi, des militants pacifistes et du mouvement Occupy pour l’essentiel, pour protester contre le sommet de l’OTAN et réclamer que les Etats dépensent moins pour la défense et plus pour l’éducation.
Ils ont été rejoints par un groupe d’anciens combattants, dont certains en uniforme, qui assuraient marcher en faveur de la paix.
Les militants ont envahi les rues quasiment vides du centre historique, fortement encadrés par des forces de l’ordre à pied, à vélo ou à cheval.
Rassemblés à l’appel d’une pléthore d’associations, ils n’avaient pas été autorisés à s’approcher du centre des congrès au bord du lac Michigan.
«Nous voulons la paix», a expliqué Isabel Olivia, une lycéenne de 18 ans brandissant une pancarte rose «No Nato» («Non à l’OTAN»). «Ils dépensent des fortunes dans les guerres au lieu de l’éducation… Et nous ne pouvons pas aller à l’université car c’est trop cher».
Kevin Cunningham, un charpentier de Chicago, tenait à bout de bras un cerf-volant obtenu lors d’une démonstration organisée la veille par l’OTAN. Sur le sien, il a écrit: «faites voler des cerfs-volants, pas des drones».
Selon ce père de deux enfants, l’OTAN devrait être démembrée et l’argent des impôts dépensé dans la santé et l’éducation.
Pour accueillir le sommet de l’OTAN, Chicago a placé son centre-ville sous haute sécurité, certaines rues étant fermées à la circulation.
La police et les organisateurs des manifestations se sont engagés à tout faire pour éviter les troubles qui avaient marqué les sommets du G20 de Londres et de Toronto ou encore les émeutes qui avaient émaillé la convention du parti démocrate en 1968 à Chicago.
La Presse.ca
Des milliers de gens ont envahis l’avenue Michigan à Chicago pour protester contre le sommet de L’OTAN!!! WOW!!!
Chicago en direct
http://www.ustream.tv/channel-popup/timcast
La rage et l’indignation qui s’expriment par des confrontations montrent que nos sociétés « civilisées » sont à la veille de connaître de graves troubles civils.
Conscience du peuple
C’est le bordel total, on dirait Montréal!!!
SPVM: le shérif sera en prison
Yvon roy
Salut SPVM,
je t’écris ce soir en tant qu’ami. Oui oui. L’affaire c’est que tous les deux, on a une relation quand même idéale. Dans le genre que comme je vis à 5 heures de char de toi, on n’a jamais de comptes à se rendre vraiment. Et puis, les quelques fois où je me rends dans ta ville, ça adonne toujours qu’on n’a juste pas le temps de se voir et sais-tu, c’est peut-être mieux comme ça.
Maintenant, tu remarqueras que je me permets de te tutoyer et si je fais ça, c’est qu’en réalité, je m’adresse à chacun des individus qui te composent. En d’autres mots, je m’adresse à toi, le policier ou la policière.
Je présume que toi, ainsi que tes collègues, avez tous une histoire qui vous a mené vers ce travail. Peut-être avais-tu comme idole Don Johnson dans Miami Vice? Peut-être était-ce Dirty Harry qui t’a inspiré alors que tu n’étais qu’un gamin? Je l’ignore mais je suis à peu près certain d’une chose à propos de toi: j’imagine que tu rêvais de connaître le feeling de se sentir comme un héros, le soir en rentrant du boulot.
Alors dis-moi, est-ce que je me trompe si j’ai la conviction que, depuis plusieurs semaines, tu te sens de plus en plus comme une merde quand tu reviens du boulot? Dois-tu parfois retenir tes larmes quand en rentrant à la maison, tu regardes tes enfants et qu’à travers eux, tu revois ces jeunes dans la rue que tu terrifies en frappant sur ton bouclier? Est-ce qu’il t’arrive le soir de te refaire le film des dernières semaines et de te rendre compte que tout est parti en couilles?
Là, ne va surtout pas croire que j’essaie sournoisement de te faire feeler cheap. Je veux juste être certain que l’homme sous l’uniforme a encore un semblant de ce qu’on appelle du jugement. Parce que là, dans la tempête où tu es plongé, il est très probable que tout est de plus en plus confus pour toi et tes collègues. Et crois-moi, je te comprends. C’est ben facile de critiquer le travail des autres lorsqu’on n’est qu’un spectateur mais quand c’est toi qui est dans le feu de l’action, c’est une toute autre game.
Je te raconte tout ça parce que j’ai comme un feeling qu’il y a du monde en haut de toi qui te niaise. Tsé, on te demande d’appliquer la loi et par la force des choses, tu te ramasses à faire une job pas reluisante du tout. J’espère que tu le sais, mais tout ça aurait pu être évité depuis très longtemps. Je vais me garder une petite gêne en omettant de te dire que le gouvernement a presque souhaité tout ça, mais peu importe, ça reste que c’est toi qui est pogné pour faire la job de marde à la fin. Pendant que Jean Charest se paie un trip de Maître de jeu dans le Donjons et Dragons nature le plus ambitieux des dernières années, ta situation de simple pion est plus évidente que jamais. Ben honnêtement, si j’étais à ta place, je commencerais à être en crisse.
Pis ça, c’est sans compter que le « Donjons nature » dont tu es désormais l’antihéros a vraiment perdu de son côté légitime. Tsé, jusqu’à tout récemment, quand les joueurs se plaignaient que la game prenait une drôle de tournure, on trouvait généralement un moyen de s’arranger mais là, le Maître du jeu a tout bonnement décidé de sacrer le livre des règles du jeu à la poubelle. À la place, il s’en est écrit un vite fait, en a sorti une copie sur son imprimante et en gros, les nouvelles règles se résument pas mal à « Fermez vos gueules pis si jamais quelqu’un invente de quoi qui ne fait pas mon affaire, j’ai maintenant le droit de créer une nouvelle règle qui interdit tout ça. »
Je sais que je me répète, mais je pense que tu te fais niaiser. Entre toi et moi, parmi les victimes de la loi 78, on a beaucoup parlé des étudiants et des citoyens qui osent s’impliquer mais au cas où personne ne te l’aurait dit, tu en fais partie aussi. C’est sûr que si on ne se fie qu’aux apparences, on pourrait penser que c’est toi qui as le gros boutte du bâton mais en y réfléchissant un peu plus longtemps, c’est pas parce que tu as le pouvoir de fesser sur les autres qu’en même temps, rien n’empêche le système de t’enculer bien profond l’ami.
Honnêtement, il va bientôt falloir que vous vous parliez sérieusement entre vous, toi et tes collègues. Il est encore temps pour vous de reconsidérer le merdier dans lequel on vous a élégamment placé. Allez, ami policier, rebranche le fil qui relie tes couilles à ta tête et refuse tout bonnement d’appliquer cette loi débile qui fait de toi un symbole d’oppression. Et de toute façon, qui pourra t’arrêter après ça? Le gouvernement?
Sache que le monde est en plein changement, et peu importe les lois de merde qui tenteront de nous rendre muets, la lumière finira toujours par se frayer un chemin dans l’obscurité.
L’Histoire s’écrit à l’heure actuelle. Tu peux encore faire partie des grandes lignes.
Tu mérites certainement mieux que le rôle de l’abruti de service non?
J’en suis convaincu.
Voilà ta chance de savoir comment on se sent lorsqu’on est un héros.
Joël Martel pour VOIR
Manifestation: le propriétaire d’un bar songe à poursuivre le SPVM

Sur cette image tirée des caméras de surveillance du bar Le Saint-Bock, on voit des policiers asperger des clients sur la terrasse.
Photo: image tirée des caméras de surveillance du bar Le Saint-Bock
Philippe Teisceira-Lessard
La Presse
Le propriétaire d’un bar de la rue Saint-Denis songe à poursuivre le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) après une intervention musclée sur sa terrasse, survenue hier soir, alors que la 26e manifestation nocturne des étudiants se transformait en émeute.
Il affirme que les policiers lui ont laissé une facture de quelques milliers de dollars en chiffre d’affaires perdu, notes impayées et en réparations de toutes sortes.
Martin Guimond, propriétaire du Saint-Bock, affirmait en début de journée que les agents du SPVM n’avaient aucune raison d’intervenir sur la terrasse de son bar comme ils l’ont fait, selon ce qu’il avait vu sur place et à travers ses caméras de surveillance.
Pourtant, des images de la chaîne CTV mises en ligne dimanche montrent clairement qu’une chaise en plastique a été projetée depuis la terrasse contre une ligne d’agents de police au début de la séquence des événements. Avant le lancer de celle-ci, les images laissent comprendre qu’il y avait des altercations verbales entre les policiers et les gens qui étaient sur la terrasse.
La police a immédiatement répliqué en lançant une capsule de gaz irritant à travers les gens sur la terrasse. Et, toujours selon les images de CTV, la police a aussi lancé la chaise sur la terrasse. Selon M. Guimond, la police aurait causé un mouvement de panique. Les gens qui étaient sur la terrasse auraient brisé du mobilier en tentant de fuir la scène.
«Je ne peux pas leur en vouloir. On parle d’un état d’urgence, d’un état de panique. Ces gens-là ont fait ce qui était le mieux dans cette situation, c’est-à-dire fuir, affirme M. Guimond. C’est épouvantable, on se sent piégés. Dans un état d’urgence, on veut appeler le 9-1-1. Qui est-ce qu’on appelle quand c’est la police qui nous attaque?»
Au lendemain de l’émeute, M. Guimond explique à La Presse qu’il s’entretiendra avec un avocat pour déterminer quels recours sont à sa disposition.
«Si les policiers sont là pour faire respecter les lois du gouvernement, je pense qu’en tant que commerçant j’ai aussi des droits. Et ils doivent être respectés», souligne Martin Guimond.
«Les allégations sont prises au sérieux. Les événements sont analysés de façon chronologique», a affirmé Simon Delorme, du SPVM.
Installé sur la rue Saint-Denis en plein centre-ville, le Saint-Bock voit des manifestations passer devant ses portes presque chaque soir depuis un mois. Il s’agit de la première à l’affecter de la sorte, relate M. Guimond. «Ça s’est toujours très bien passé», explique-t-il.
La Presse.ca
*Attention: vu le grand nombre de visionnements (12 500 en 2 heures), la source ne sera bientôt plus disponible…
SOURCE
TÉMOIGNAGE D’UN PARA-MÉDIC DE LA MANIF DE HIER SOIR :
Via Mathieu Duchesne,Laurie Vesco & Laurent Desbois :
« Je me permet de vous partager le statut d’un ami Martin F.l qui est infirmier de profession et agissait à titre de secouriste hier soir. Je vous invite à reprendre ce témoignage et à le diffuser :
J’ai faillit goûter à la loi 78 hier sur St-Denis avec mon ami Patrick. D’un coté de la rue il y avait l’escouade policière qui a avertis qu’ils allait arrêter tout le monde qui se trouvait sur la rue ou le trottoir sans discrimination ….et de l’autre coté de la rue il y avait un cordon de policier qui filtrait les gens qui tentait de se disperser….ceux qui portait un carré rouge ou toute autre forme de signe d’appui au mouvement se sont fait arrêter! Mon ami et moi étions identifier comme secouriste avec nos crois rouge et notre équipement médicale et malgré cela, la police nous a demandé de nous asseoir avec les autre futures «détenues pour participation à une émeute». Heureusement, nous nous somme levés et mon ami Patrick à eu la brillante idée de cogner à la porte d’un bon samaritain qui nous à laisser entrée chez lui pour pouvoir fuir par la ruelle!
Ce dont j’ai été témoins hier est dégoûtant mais surtout triste….j’ai été témoin de la police qui à provoquer une confusion totale sur la rue St-Denis, au point où les gens se sont réfugiés dans les bars et les terrasses…vous pensez que cela à empêcher la police d’intervenir !?! absolument pas, ils ont tiré À BOUT PORTANT une grenade lacrymogène sur une personne réfugiée sur une terrasse, affectant tout le monde autour……j’ai voulu m’approcher pour porter assistance au gens atteint ( car je le répète, j’étais la comme secouriste et citoyen inquiet) mais l’accès m’a été refuser sous menace d’être arrêter sur le champ!
Je voulais partager ce petit témoignage avec vous puisqu’il s’agit de notre société québécoise qui est en péril….Par contre, je vais continuer à me battre contre cette loi corps et âmes… temps et aussi longtemps que je serai capable de me déplacer, je le ferrai pour revendiquer une société plus juste !!
PS: Dsl pour mes fautes …mes cours de français je les ai passés de justesse! »
P-e que si dans ceux qui se sont fait bousculés et poivrés dans ce bar hier, qui étaient pour cette loi et pour l’intervention musclé des policiers, vont changer d’avis, du moins comprendre un peu mieux ce que les étudiants endurent depuis presque 100 jours.
Une vidéo à rendre viral!!!Merci J!
Résister à la Loi 78 en 15 points
Un texte que le philosophe Daniel Weinstock vient de publier sur Facebook, invitant ses amis à le diffuser.
Par Élise Desaulniers
Devant la nouvelle noirceur qui s’abat sur le Québec, j’ai pensé qu’il était de mon devoir de tenter de résumer aussi simplement que possible les raisons qui me font penser qu’il faut résister à la loi 78.
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Les droits individuels sont un rempart institutionnel fondamental protégeant les citoyens contre les abus de pouvoir de l’État.
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Même des représentant élus démocratiquement peuvent abuser de leurs pouvoirs.
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En démocratie, les droits de s’associer, de s’exprimer, de protester, revêtent un caractère tout à fait fondamental.
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Ces droits doivent être reconnus à tous, surtout à ceux qui défendent dans le respect des normes démocratiques et libérales des points de vue dissidents et impopulaires.
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Le caractère fondamental de ces droits fait qu’ils ne peuvent être circonscrits qu’avec la plus grande parcimonie.
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La situation actuelle au Québec n’appelle pas une limitation aussi draconienne que celle qui a été posée par le gouvernement du Parti Libéral par son odieuse et honteuse Loi 78. Le gouvernement par son refus d’engagement démocratique avec le mouvement étudiant a contribué à la dégradation du climat social. Les dérives qui se font sentir dans ce climat, engendré en partie par le gouvernement, peuvent par ailleurs être régies par les dispositifs juridiques existant, dont ceux du code criminel.
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Que l’on soit d’accord avec eux ou pas sur la question de la hausse des frais, les étudiants posent des questions qui sont légitimes, et qui méritent une réponse respectueuse.
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Ils n’ont reçu pour réponses de la part du gouvernement que mépris, bastonnades, injonctions, et maintenant, répression.
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Les tribunaux sont chargés de faire respecter les droits des citoyens contre les dérives autoritaires des gouvernements. On peut penser qu’ils ne feront qu’une bouchée de la loi 78.
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Les tribunaux ne peuvent cependant pas être les seuls remparts contre les abus de pouvoir et les dérives autoritaires des gouvernements. Les contestations juridiques sont longues et coûteuses, et les lois liberticides peuvent causer beaucoup de dégats avant qu’elles ne soient annulées par les tribunaux.
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Il faut également que les représentants démocratiquement élus, par delà leurs loyautés partisanes, s’érigent en défenseurs des principes et des institutions les plus fondamentaux de la démocratie, et refusent de voter des lois liberticides.
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Il faut également des citoyens qui sont disposés à user de leurs droits civils et démocratiques. Sinon, ces droits ne sont plus que des paroles creuses. Nous devons savoir gré au mouvement étudiant d’avoir été à la hauteur de cette responsabilité citoyenne.
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Il s’agit d’une conception bien anémique de la démocratie que celle selon laquelle ce n’est qu’au moment de voter tous les 4 ans que l’on exerce des droits démocratiques, la responsabilité du citoyen à tout autre moment n’étant que d’obéir. Cela ressemble plutôt à la « douce tyrannie » dont parlait Tocqueville. Or, c’est cette conception de la démocratie qui semble être mise de l’avant par ceux — chroniqueurs, politiciens — qui défendent cette odieuse loi.
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Il est souvent arrivé, dans l’histoire récente, que des limitations importantes de droits individuels imposées au nom de l’ordre public aient initialement été applaudies par une majorité de la population des États concernés. Ces populations ont vite appris que les droits ne sont gagnés qu’au terme de longues luttes, mais ils peuvent être perdus en un clin d’oeil. Et une fois perdus, ils le sont pour TOUS les citoyens.
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La désobéissance civile est parfois apparue dans de tels contextes comme un puissant instrument de contestation. Elle a été théorisée par des philosophes aussi importants pour la tradition de la démocratie libérale que le sont Thoreau et Rawls, et elle a été mise en oeuvre par Martin Luther King et par Gandhi, pour ne nommer qu’eux.
François, professeur de philo au CEGEP en éthique et politique:
J’enseigne la philosophie au cégep, où je donne depuis cinq ans un cours d’éthique et politique. Le ministère de l’éducation du Québec me demande d’éduquer les jeunes à la citoyenneté, à les préparer à jouer leur rôle de citoyens dans une société démocratique moderne. Après trois mois de manifestations étudiantes violemment réprimées par les forces policières de ce même gouvernement, et à quelque heures de l’adoption d’une loi spéciale violant selon moi le droit à la liberté d’expression, je ne peux m’empêcher de conclure que la démocratie au Québec n’existe plus, qu’elle n’a peut-être même jamais existé. Le Québec semblait démocratique tant que nous restions bien soumis, mais dès qu’il y a eu une révolte, les Anglais, l’armée ou la police débarquent rapidement pour nous écraser. C’est ce qui est arrivé avec le soulèvement des patriotes en 1837, avec la crise d’octobre dans les années 1970 et maintenant avec le mouvement étudiant en 2012… Et le pire, c’est que la majorité des Québécois appuie toujours les oppresseurs par son silence complice. Vive nos chaînes! Voilà la véritable devise du Québec.
VOIR
Luc Vaillancourt
Loi 78 « Loi permettant d’instaurer la dictature pour le bien des nantis, du monde des affaires et de la politique »
19 mai 2012
Quand je lis « Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent », je sens comme une poussée d’urticaire m’envahir…
En effet, cet intitulé atteste à quel point notre gouvernement nous prend pour des imbéciles. Il prétend, avec l’adoption de la Loi 78, protéger les droits des étudiants désireux de pouvoir étudier malgré la grève, votée démocratiquement, par les différentes associations étudiantes. DÉMOCRATIQUEMENT. Au Parlement, cet après-midi (le 18 mai), 68 élus ont voté pour cette loi et 48 contre. Le gouvernement de Jean Charest argue qu’il s’agit d’une décision démocratique, les élus représentants du peuple ont exercé leur droit de vote. Une seule chose me dérange : les étudiants recourent aussi au vote et la grève est votée DÉMOCRATIQUEMENT.
Si je comprends bien la logique du pouvoir, quand le Parlement vote une loi, il agit démocratiquement, par contre quand les étudiants votent une grève, ils ne respectent pas les droits des étudiants (minoritaires comme en attestent les votes aux assemblées générales) de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaires qu’ils fréquentent. J’avoue ne pas comprendre, ou plutôt trop bien comprendre. Ce qui est vrai pour nos dirigeants ne l’est pas pour les simples citoyens que sont les étudiants.
Mensonge et manipulation. Le gouvernement de M. Charest n’a pas hésité à recourir aux campagnes de désinformation et de salissage. Les étudiants sont des enfants gâtés, ils refusent de payer cinquante sous de plus par jour (M. Martineau insiste lourdement sur ce chiffre dans son article du 29 avril dans Le Journal de Montréal), alors que dans son article « Faire accroire », paru dans Le Devoir du 28 avril, Denise Bombardier s’efforce de nous démontrer que les étudiants québécois sont bien moins bons que ceux des autres provinces.
Ces derniers mois, nous avons, une fois de plus, pu constater à quel point les médias et le pouvoir avancent main dans la main pour mener une guerre de désinformation. Les étudiants ne sont pas la bande de paresseux, casseurs et irresponsables que l’on voudrait nous faire croire. Ils en ont reçu plein la figure (pour rester polie), nombreux ont été blessés. D’autres ont déraillé (mais pourquoi leur refuser le droit que l’on accorde à la police d’en mettre trop…) Un soir, j’étais en face de la Grande Bibliothèque , la police occupait le boulevard Maisonneuve. J’ai remarqué un policier, la quarantaine, casqué, armé, rempli d’adrénaline à l’idée de se payer de l’étudiant. Je me suis approchée de lui et lui ai demandé poliment si la manifestation avait commencé. Vu mon âge, pour lui, il était clair que je n’étais pas une étudiante (pourtant, je suis étudiante au doctorat!). Il a donc pris le temps de me répondre. Pendant quelques secondes, sa mâchoire s’est détendue. Je l’ai remercié et ai ajouté « ils ont toute ma sympathie ces jeunes ». Dérouté, il m’a souhaité une bonne soirée avant de se retourner vers le square Gamelin. J’ai vu sa mâchoire se contracter, son regard est devenu fixe. Il était prêt à l’attaque.
Jean Charest et ses acolytes savent utiliser cette dualité que nous avons tous. Mi-ange mi-démon. D’autres avant eux l’ont fait. Tiens, je pense à Hitler (celui qui enfermait les juifs dans des camps). Combien de livres n’a-t-il pas fait brûler, combien d’oeuvres d’art n’a-t-il pas fait détruire!
Toute dictature mise sur l’ignorance pour régner. En augmentant les frais de scolarité, le gouvernement ferme les portes des universités aux plus démunis. Ce faisant, il protège une classe privilégiée qui seule pourra se payer des études. Une société à deux vitesses, d’un côté les riches de l’autre les démunis. Les frais de scolarité servent de barrière entre les classes sociales. Je sais… comme dit ma coiffeuse, une femme pourtant très intelligente, « ils (les étudiants) paient bien pour leur cellulaire… pis ils vont dans le Sud ». Ce ne sont pas tous les étudiants que je connais qui vont dans le Sud… Pis, la question n’est pas d’avoir un cellulaire ou non, mais de pouvoir rêver d’autre chose que d’avoir un cellulaire. Les études, c’est pour apprendre, comprendre et rêver à un monde différent. Aller à l’université, n’en déplaise à Mme Bombardier, ce n’est pas seulement pour entrer sur le marché du travail le plus vite possible et devenir enfin adulte (donc un consommateur). C’est fréquenter un milieu où l’argent n’est pas le seul sujet de conversation, un monde où on peut se permettre d’être désintéressé. Je vais à l’université, à cinquante-sept ans, pour le plaisir. Cela ne m’empêche pas d’être adulte, responsable, d’avoir un métier et d’élever ma fille de dix-sept ans. Les études, c’est ce qui, comme lorsque nous étions enfants, nous permet de refaire le monde, de rêver à un monde meilleur, grâce aux connaissances.
Avec la Loi 78, ce rêve est gravement mis en danger. Les droits fondamentaux et civils des citoyens sont niés et le gouvernement nous prépare une société où seules deux classes existeront : les dirigeants et les esclaves. Les premiers, issus de classes sociales aisées, auront fait des études, les autres issus de milieux plus défavorisés n’y auront pas accès et seront condamnés à ne pas avoir d’autres rêves que ceux que leur autorisera la classe dominante.

Claude Jacqueline Herdhuin pour Mondialisation.ca
Manipulation de l’opinion publique?
La loi spéciale a été adoptée à toute vitesse par le gouvernement majoritaire, bien qu’élu par à peine 24 % des électeurs. Un sondage pour le moins étonnant est paru le lendemain de l’adoption de la Loi 78. Le quotidien La Presse, associé à la maison de sondage Crop, affirmait que 66% des gens appuyaient le recours à la loi spéciale.
La population appuie massivement la décision du gouvernement Charest de recourir à une loi spéciale pour stopper l’affrontement avec les étudiants sur la hausse des droits de scolarité […]
Les Québécois sont aussi, généralement, davantage d’accord avec le gouvernement qu’avec les étudiants. Quand on leur demande de choisir entre l’offre de Québec (hausse des droits de scolarité étalée sur sept ans) et celle des étudiants (le gel), 68% des répondants appuient le gouvernement et 32% seulement se rangent du côté des étudiants. On observe que 53% des gens de la région de Québec sont «totalement» d’accord avec la position de Québec. C’est bien plus que la moyenne québécoise de 44%.
À Montréal, seulement 37% des gens sont, sans nuance, dans le camp du gouvernement. (Denis Lessard, Sondage CROP-La Presse: les Québécois en faveur de la ligne dure, La Presse, 19 mai 2012.)
Le sondage et sa méthodologie sont expliqués par le quotidien, qui n’a toutefois pas cru bon de publier le sondage… effectué avant même que l’on connaisse le contenu de la Loi 78. Comment peut-on sonder les gens sur une loi dont on ne connaît pas les dispositions? :
Pour réaliser cette enquête, CROP a eu recours à une liste d’internautes qui ont accepté de participer à ses sondages. À partir de cette liste, un échantillon de 800 personnes a été constitué, au hasard, et les questionnaires ont été transmis. Les répondants reçoivent un courriel pour les inviter à remplir le questionnaire et ne peuvent participer qu’une fois à l’enquête. Le sondage a été mené à partir de jeudi [17 mai] vers 16h30 et s’est terminé vendredi midi [18 mai]. (Ibid.)
Au moment où le sondage a débuté et quelques heures avant qu’il ne se termine, la population savait que la loi spéciale allait porter sur un retour forcé en classe, sans plus, comme le démontre cet article publié à 5 heure du matin le 18 mai.
Mercredi, Jean Charest a annoncé qu’une loi spéciale forcerait la suspension des sessions en cours dans les cégeps et les programmes universitaires en grève, à moins d’ententes particulières. (Isabelle Houde, Retour en classe: un casse-tête à «géométrie variable», Le Droit, 18 mai 2012.)
Le débat à l’Assemblée nationale sur les dispositions de la loi a débuté le 17 mai à 20h – après l’heure de tombée des grands quotidiens – et s’est terminé en fin de journée le 18 mai. La loi a été adoptée vers 17:30. Ce n’est que vers 7h du matin le 18 mai que les dispositions de la loi et les inquiétudes des groupes cités plus haut ont été révélées par les médias, soit quelques heures avant la fin du sondage. Les gens qui ont y ont participé n’ont pu tenir compte ni des dispositions de la loi, ni des opinions des groupes de défense des droits et liberté, essentielles à un jugement éclairé sur cette question.
Cet empressement de sonder la population participe-t-il de la course au scoop? L’éditorialiste en chef de ce quotidien s’étant ouvertement rangé du côté des autorités gouvernementales dans ce conflit, on peut penser que le moment choisi pour effectuer ce sondage et l’interprétation que l’on en fait relèvent davantage d’un choix éditorial. Par ailleurs, il convient de mentionner que le groupe Gesca auquel appartient ce quotidien, détiendrait environ 70% de la presse écrite francophone au Québec, ce qui lui confère une influence considérable sur l’opinion publique.
Les médias ont-ils fait une couverture biaisée du conflit? Fait étonnant, la majeure partie des manifestations se sont tenues à Montréal et c’est là où l’appui au gouvernement est le plus faible a fait remarquer un intervenant à l’émission Faut pas croire tout ce qu’on dit du radiodiffuseur public, Radio-Canada, alors que l’animateur répétait que la population appuie la loi spéciale. « Là où il y a eu peu de manifestations, les gens sont davantage favorables à la ligne dure, cela s’explique peut-être par la représentation du conflit dans les médias », a ajouté l’intervenant. Rappelons que Radio-Canada et le groupe Gesca ont une entente de collaboration.
Un soupçon de vulgarité, rappelant l’obligation de divulguer l’itinéraire des manifestations aux policiers :
Itinéraire des prochaines manifs

ou un humour canin

par Julie Lévesque pour mondialisation.ca
Il est écrit qu’il ne faut pas attendre que l’État soit un tyran à 100% pour l’appeler par son nom, car à ce moment il sera trop tard. Il est plus prudent de dénoncer le 40% de tyrannie que nous avons, dès maintenant, que de se morfondre jusqu’à ce que le tyran nous empêche de dire quoi que ce soit.
Etienne De la Boétie
Manifestation nocturne: 69 arrestations
Anabelle Nicoud et Jean-Mychel Guimond
La Presse
Les motifs des 69 arrestations sont notamment pour agressions armées, voies de fait sur des policiers et incendie criminel. La plupart des personnes appréhendées ont été remises en liberté avec des constats d’infraction.
Des manifestants ont lancé des projectiles et des irritants chimiques en direction des policiers. Des pare-brise de véhicules de patrouille ont été fracassés. D’autres protestataires ont allumé deux foyers d’incendie.
Le coin des rues St-Denis et Ontario a été le théâtre d’un affrontement entre policiers et manifestants. Un groupe de manifestants a allumé un bûcher rue St-Denis. La Sûreté du Québec est arrivée en renfort aux alentours de minuit 30.
Les manifestants, filmant, ont scandé le désormais célèbre «Charest, wouhouh!».
La 26e manifestation nocturne a démarré vers 20h30. Elle a été déclarée illégale quelques minutes après son déclenchement, car les manifestants n’avaient pas fourni d’itinéraire à la police. Des projectiles auraient aussi été lancés aux policiers. Pendant près de trois heures, la manifestation a été tolérée par la police.
Après avoir quitté le parc Emilie-Gamelin, les manifestants ont défilé dans les rues du centre-ville. C’est la première nuit depuis l’entrée en vigueur de la loi 78. Environ 5000 personnes ont pris part à la marche.
Vers 23h30, des manifestants regroupés rue St-Denis ont été encerclés par la police. Certains ont érigé des barricades avec des cônes orange, avant d’y mettre le feu.
La police a alors procédé à une interpellation, sous les huées des manifestants.
Dispersez-vous, dit la police
«Nous vous demandons de vous disperser, les personnes qui resteront dans la rue seront arrêtées», a dit le SPVM vers 23h30.
Parmi les manifestants, une certaine incrédulité accompagnait l’annonce. La police a chargé les manifestants, rue Berri. Un homme s’est fait asperger par des policiers.
À un moment, le SPVM a annoncé vouloir disperser la tête de la manifestation. Le cortège s’est divisé en petits groupes, avant de se retrouver rue Sherbrooke.
Rue University, en marchant vers le sud à la sortie de l’Université McGill, les manifestants sont tombés sur l’escouade antiémeute. Frappant sur leurs boucliers, tirant du poivre, l’escouade a repoussé le cortège rue Milton.
De là, les manifestants ont regagné l’avenue des Pins vers l’est. Sur leur parcours, les manifestants ont recueilli tantôt des applaudissements, tantôt des insultes de résidants excédés.
La situation a dégénéré vers 1h du matin. Pris dans la cohue, des badauds et des clients de bars et cafés du Quartier Latin ont tenté de se réfugier dans des endroits plus sécuritaires lorsque la situation a dégénéré.
Au moins deux policiers et un manifestant ont subi des blessures mineures.
- Avec La Presse Canadienne

Le fil des événements:
21h02: Le SPVM demande aux manifestants d’emprunter la rue Berri en direction sud et de respecter le sens de la circulation.
21h05: À peine quelques minutes après s’être mise en marche, la manifestation a été déclaré illégale par le SPVM. Cependant, la foule ne sera pas dispersée.
21h10: La foule marche maintenant sur Amherst en direction nord.
21h23: Plus de 2000 manifestants empruntent le boulevard de Maisonneuve vers l’ouest, puis la rue Ontario.
21h27: Certains manifestants partent en courant sur Berri, vers le nord.
21h33: Le SPVM demande aux manifestants d’agir pacifiquement. Des projectiles ont été lancés aux policiers. Des gens à l’avant du groupe consommeraient de l’alcool.
21h36: La foule se dirige maintenant vers l’ouest sur Sherbrooke.
21h44: Un homme vient de jeter une canette de bière sur la foule de manifestants depuis le balcon de son appartement. La canette tombe sur une voiture.
21h45: Le SPVM n’est pas en mode «dispersion».
21h48: Des pièces pyrotechniques ont été lancées.
21h57: Depuis la Place des Arts, la manifestation se dirige vers l’ouest.
22h00: Le cortège se déplace sur Sainte-Catherine, en direction ouest.
22h02: Il y aurait entre 3000 et 5000 manifestants, qui marchent sur McGill College vers le nord.
22h12: La foule entre sur le campus de l’Université McGill, au nord de la rue Sherbrooke.
22h17: Des gaz poivres sont utilisés par les policiers, rue University. Certains manifestants se mettent à courir.
22h27: Le SPVM demande aux gens de se disperser en raison d’agressions envers des policiers. La manifestation peut se poursuivre sur Prince-Arthur et Milton vers l’est.
22h33: La foule se déplace sur l’avenue des Pins, vers l’est, puis sur St-Laurent vers le sud.
22h39: Les policiers disperseront les manifestants à la tête du groupe, puisqu’ils lancent des projectiles. Le SPVM précise que les autres peuvent poursuivre leur marche.
22h47: Le SPVM procède à quelques arrestations. Des gens masqués sont présents à l’avant.
22h54: Les policiers chargent un groupe de 300 personnes à l’avant qui lance des objets.
23h08: La foule sera dispersée par le SPVM. La manifestation est sur St-Denis, direction sud. Les policiers annoncent que les gens qui resteront dans la rue seront arrêtés.
23h20: Le SPVM veut que la manifestation se termine. Cependant, une partie de la foule remonte la rue St-Denis vers le nord. La Sûreté du Québec arrive en renfort.
23h30: Des affrontements éclatent entre certains manifestants et les policiers. Plusieurs arrestations sont en cours.
23h33: Des manifestants veulent ériger des barricades dans la rue.
00h00: Le SPVM rapporte qu’environ 30 arrestations ont été effectuées pour le moment.
00h15: De nouvelles barricades sont érigées, rue St-Denis.
00h31: Les pompiers qui tentent d’étendre l’incendie au coin de St-Denis et Ontario reçoivent des projectiles.
00h48: Une centaine de personnes donne toujours du fil à retordre aux policiers.
Une arrestation de masse a été effectué au coin de l’avenue des Pins et du boulevard Saint-Laurent.
Photo Olivier PontBriand, La Presse
VIDÉO: ICI
La Presse.ca
Un restaurant et sa terrasse gazés et poivrés; des clients paniqués et même arrêtés sans raison, se ruant vers l’arrière du restaurant et partant sans pouvoir payer; un restaurateur estomaqué, mais qui a tout sur caméra. À suivre. Bravo Charest pour le retour à la paix sociale …
Cette stratégie de bas-étage n’a qu’une raison, non pas faire respecter la loi, mais s’assurer d’enlever à tout citoyen -et non seulement aux manifestants- le désir de s’exprimer. Raison de plus pour la combattre.
Luc Vaillancourt
Et hier dans un article de La Presse, ils affirmaient qu’ils allaient agir avec discernement…pffff! on nous prend pour des cons! Ils sont en mode militaire, c’est clair!
«Les casseurs ont mis le feu à Montréal»
Gérald Tremblay, maire de Montréal..
Non! Charest et ses sbirs tonton matraque ont mit le feu à Montréal.












